L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) constitue l’une des principales aides publiques destinées aux entrepreneurs. Elle permet de bénéficier d’une réduction de certaines cotisations sociales au démarrage de l’activité, ce qui représente un levier important pour sécuriser les premiers mois d’exploitation.
Toutefois, le dispositif a été modifié par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, ainsi que par le décret du 6 février 2026. Ces évolutions ont notamment pour objectif de recentrer l’aide sur certains profils de créateurs et de réduire le niveau d’exonération accordé.
Rappel du dispositif d’aide à la création d’entreprise
L’ACRE est une aide qui permet aux créateurs ou repreneurs d’entreprise de bénéficier d’une exonération partielle de certaines cotisations sociales lors du lancement de leur activité.
L’objectif du dispositif est simple : faciliter le démarrage d’une activité indépendante en allégeant les charges sociales durant la première année, période souvent la plus sensible pour une jeune entreprise.

Ce qui change depuis le 1er janvier 2026
La réforme entrée en vigueur en 2026 modifie plusieurs éléments importants du dispositif.
Fin de l’attribution automatique
Jusqu’à récemment, l’ACRE était généralement accordée automatiquement lors de la création de l’entreprise . Depuis le 1er janvier 2026, ce n’est plus le cas : les créateurs doivent désormais déposer une demande spécifique auprès de l’Urssaf pour pouvoir bénéficier de l’aide. Cette demande doit être effectuée au plus tard dans les 60 jours suivant le début d’activité.
Une exonération fortement réduite
Autre évolution majeure : le niveau d’exonération a été revu à la baisse.
Avant la réforme, certains entrepreneurs pouvaient bénéficier d’une exonération totale ou quasi totale de leurs cotisations sociales, en fonction de leur niveau de revenu.
Désormais, le décret du 6 février 2026 plafonne l’exonération à 25 % des cotisations sociales dues.
Des conditions d’accès plus ciblées
La réforme prévoit également un recentrage du dispositif sur certains profils de créateurs. Les principaux bénéficiaires sont notamment : les demandeurs d’emploi indemnisés, les demandeurs d’emploi non indemnisés inscrits depuis au moins 6 mois au cours des 18 derniers mois, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS…
La liste complète des situations ouvrant droit à l’ACRE est disponible sur : service-public.fr et le site de France Travail.
Qui est concerné par la demande d’ACRE ?
La demande d’ACRE concerne notamment :
- Les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales, gérants de SARL, etc.)
- Les praticiens et auxiliaires médicaux
- Certains mandataires sociaux assimilés salariés, selon leur situation et leurs modalités d’exercice.
Dans le cas d’une création de société, le bénéficiaire doit également exercer un contrôle effectif de l’entreprise.
Par ailleurs, il n’est pas possible de bénéficier de l’ACRE si l’on en a déjà profité au cours des trois années précédentes.
Comment obtenir l’aide ?
Depuis la réforme de 2026, l’obtention de l’ACRE nécessite une démarche volontaire du créateur d’entreprise.
La demande doit être effectuée auprès de l’Urssaf, généralement dans les premières semaines suivant la création de l’activité, et au plus tard dans les 60 jours suivant le début d’activité.
Pour effectuer la demande, il est nécessaire de :
- Compléter le formulaire de demande d’ACRE
- Fournir un justificatif de création d’activité (à télécharger sur le site du guichet unique)
- Transmettre les pièces justificatives nécessaires, qui peuvent varier selon le motif d’éligibilité.
Le dépôt s’effectue directement en ligne sur le site de l’Urssaf, y compris si vous ne disposez pas encore d’un espace personnel. Un parcours détaillé est disponible sur le site de l’Urssaf : « Comment déposer une demande d’ACRE ».
Si la demande n’est pas déposée dans les délais, l’aide ne pourra pas être accordée.
Il est donc essentiel d’anticiper cette démarche dès la création de l’entreprise, au moment des formalités d’immatriculation.
Les 3 erreurs qui font perdre l’ACRE aux créateurs d’entreprise
Chaque année, de nombreux entrepreneurs passent à côté de l’ACRE simplement en raison d’erreurs administratives ou d’un manque d’information. Voici les trois erreurs les plus fréquentes que nous constatons chez les créateurs d’entreprise.
Vérifier son éligibilité avant de déposer la demande
L’ACRE est réservée à certaines catégories de créateurs (demandeurs d’emploi, bénéficiaires de minima sociaux, jeunes entrepreneurs…).
En cas de doute, il est préférable de vérifier son éligibilité avant de déposer la demande. N’hésitez pas à nous contacter afin d’étudier ensemble votre situation.
Ne pas déposer la demande dans les délais
Depuis la réforme entrée en vigueur en 2026, l’ACRE n’est plus attribuée automatiquement.
Le créateur doit déposer une demande auprès de l’Urssaf dans un délai maximum de 60 jours suivant le début d’activité.
Si ce délai est dépassé, l’aide peut être refusée, même si toutes les conditions d’éligibilité sont remplies.
Mal anticiper le niveau de revenu
Le montant de l’exonération ACRE dépend du revenu professionnel du dirigeant, calculé par rapport au Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).
Un niveau de rémunération trop élevé peut réduire fortement l’avantage du dispositif, voire le supprimer.
Pourquoi faire appel à Owlia ?
Avec la réforme de 2026, l’ACRE devient un dispositif plus technique et plus encadré.
De nombreux créateurs d’entreprise se posent alors plusieurs questions :
- Suis-je réellement éligible à l’ACRE ?
- Dois-je effectuer une demande spécifique ?
- Quelles cotisations restent à payer malgré l’aide ?
- Quel statut juridique choisir pour optimiser mes charges sociales ?
Se faire accompagner pour créer son entreprise
Chez Owlia, nous accompagnons les créateurs d’entreprise à chaque étape de leur projet, notre objectif est simple : vous permettre de lancer votre activité dans les meilleures conditions financières et administratives possibles.